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L’actualité internationale fait la part belle à la prison insulaire de Guantanamo. Et tout y est affaire de revirement, voire de nostalgie.
Sur un plan politique, tout d’abord. Le candidat Obama avait promis, lors de la campagne présidentielle, de fermer le centre de détention, symbole de l’ère Bush. Puis, il y a une semaine, il n’en était plus question. Une petite réforme de ces « tribunaux militaires d’exception », un renforcement des droits de la défense, et puis c’est tout.

Hier, le président a tenté de faire bonne figure, en instaurant une sorte de compromis. Dans un grand discours donné à Washington, il a ainsi réaffirmé son intention de nettoyer « ce qui est tout simplement un beau bazar ». Dans les faits, il s’agit de fermer Guantanamo et de répartir les 240 prisonniers en cinq catégories, allant des « libérables » à ceux que l’on « envoie dans les pays tiers », en passant par ceux qui seront « jugés par des juridictions civiles ». Reste les détenus « dangereux, qui ne peuvent être jugés par les tribunaux américains ». Pour eux, quel statut ? Quel type de détention ? Aucune réponse précise. Vous avez dit « bazar » ?
Une initiative qui sera, en outre, difficile à mettre en oeuvre. Car du côté du Congrès, rien ne va plus. Les sénateurs ont refusé, il y a deux jours, d’accorder leur soutien à la fermeture de Guantanamo. A la manœuvre, des Républicains, bien entendu, mais également des Démocrates, qui ne veulent pas disséminer dans les prisons américaines, de « dangereux terroristes » d’Al Qaida. Cuba si, Homeland, no !
D’autant que le rapport émanant du Pentagone, que s’est procuré le New York Times, tend à confirmer les craintes à Capitol Hill : un prisonnier sur sept, passé par Guantanamo, reprend les armes… Tout n’est donc qu’ affaire de nostalgie.

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